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Signature simple vs avancée vs qualifiée : laquelle pour l’INPI ?

Mis à jour le 8 octobre 2026 8 min de lecture
En bref

Le règlement européen eIDAS définit 3 niveaux de signature électronique : simple, avancée et qualifiée. Pour les modifications, cessations et dépôts, le Guichet unique demande une signature avancée reposant sur un certificat reconnu.

Lire le résumé complet

Ce qu’il vérifie, c’est l’autorité qui a délivré le certificat (inscrite sur la liste de confiance de l’Union européenne). Et la signature doit être à votre nom. Une signature simple (scan, case cochée) est refusée. ClairSign applique une signature électronique avancée eIDAS, à votre nom, avec un certificat délivré par une autorité inscrite sur cette liste.

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Sommaire (7 parties)
  1. Les 3 niveaux de signature en Europe
  2. La signature simple : c’est quoi ?
  3. La signature avancée : c’est quoi ?
  4. La signature qualifiée, et ce que l’INPI demande vraiment
  5. Tableau comparatif des 3 niveaux
  6. Comment obtenir une signature acceptée par l’INPI
  7. Questions fréquentes

Les 3 niveaux de signature électronique en Europe

Beaucoup d’entrepreneurs pensent qu’une signature électronique est une signature électronique. Qu’il suffit de signer un PDF dans Adobe Acrobat ou de cocher une case sur DocuSign pour que le document soit valide partout.

Ce que dit l’INPI pour une modification ou une cessation
  • « De télécharger et vérifier la synthèse PDF non modifiable »
  • « De signer électroniquement la synthèse en utilisant un fournisseur de signature »
  • « De réimporter la synthèse signée sur le Guichet unique »

Source : foire aux questions de l’INPI, consultée le 11 octobre 2026.

C’est faux. Le règlement européen eIDAS (UE 910/2014), entré en vigueur en 2016, définit trois niveaux de signature électronique. Chaque niveau offre un degré différent de sécurité.

Cette confusion bloque beaucoup d’entrepreneurs sur le portail INPI. Ils pensent avoir signé correctement. Le portail refuse leur document. Ils ne comprennent pas pourquoi.

Voici comment fonctionnent les trois niveaux, avec des exemples concrets pour chacun. Et surtout, ce que le Guichet unique vérifie vraiment.

La signature simple : la plus courante (mais refusée par l’INPI pour les modifications, cessations et dépôts)

La signature simple, c’est ce que vous utilisez probablement tous les jours sans y penser. Elle regroupe toutes les formes de consentement électronique qui ne demandent pas de contrôle poussé de votre identité.

Exemples concrets de signatures simples

Valeur juridique : la signature simple a une valeur juridique, mais limitée. Elle est acceptée pour des contrats entre particuliers, des devis, des bons de commande. En cas de litige, c’est à la personne qui présente le document de prouver que la signature est bien authentique.

Refusée par l’INPI pour les modifications, cessations et dépôts. Un scan, une image ou une signature dessinée dans Adobe ne sont pas des signatures électroniques pour le portail. Votre document est alors bloqué (voir "Votre signature n’est pas valide"). Pour une création d’entreprise, le Guichet unique se contente en principe d’une signature simple (une case à cocher).

La signature avancée : le niveau que demande l’INPI

La signature avancée est le niveau intermédiaire, défini par l’article 26 du règlement eIDAS. Elle ajoute des garanties que la signature simple ne possède pas. C’est ce niveau que demande le Guichet unique, à condition que le certificat vienne d’une autorité reconnue.

Ce qu’elle garantit

Exemples concrets

Attention à l’outil utilisé. Une signature avancée est acceptée par l’INPI si elle est à votre nom. L’autorité du certificat doit aussi figurer sur la liste de confiance de l’UE. Beaucoup d’outils grand public apposent le certificat de la plateforme, c’est-à-dire un cachet d’entreprise. Ils sont alors souvent refusés.

La signature qualifiée, et ce que l’INPI demande vraiment

La signature qualifiée est le troisième niveau du règlement eIDAS, le plus exigeant. Le règlement lui reconnaît un effet juridique particulier (article 25.2).

Ce qui la distingue des deux autres niveaux

Ce que l’INPI demande vraiment

Le message du Guichet unique est précis. Pour les modifications, cessations, dépôts d’actes et dépôts de comptes, il réclame « une signature avancée reposant sur un certificat qualifié ». En pratique, au dépôt, le portail contrôle que l’autorité qui a délivré le certificat figure sur la liste de confiance de l’Union européenne, et que la signature soit celle d’une personne physique, à votre nom. En pratique, le portail vérifie que cette autorité figure sur la liste de confiance de l’UE. Il vérifie aussi que la signature est celle d’une personne physique, à votre nom.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement du portail, consultez notre guide complet de la signature électronique INPI.

À retenir. Pour l’INPI, ce qui compte, c’est l’autorité qui a délivré le certificat. Une signature électronique avancée, à votre nom, dont l’autorité est sur la liste de confiance de l’Union européenne, est acceptée. Un cachet d’entreprise est refusé, même s’il est présenté comme « sécurisé » ou « certifié ».

Tableau comparatif des 3 niveaux de signature

Critère Simple Avancée Qualifiée
Exemples Scan manuscrit, signature dessinée dans Adobe, case cochée, DocuSign basique ClairSign, outils pro selon l’offre (DocuSign, Yousign…) Namirial, certificats sur clé USB
Vérification d’identité Aucune ou minimale Variable selon l’outil Contrôle avant délivrance du certificat
Autorité sur la liste de confiance UE Non Selon l’outil (oui pour ClairSign) Oui
Valeur juridique Limitée (preuve à apporter) Plus solide (garanties techniques) Effet particulier (article 25.2 eIDAS)
Acceptée par l’INPI Non (sauf, en principe, création) Oui, si certificat à votre nom et autorité reconnue Oui
Prix typique Gratuit (inclus dans Adobe, DocuSign basique) Variable ; dès 19,90 € TTC à l’acte chez ClairSign Environ 59 € HT/an (tarif public relevé en 2026) (certificat annuel)

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Comment obtenir une signature acceptée par l’INPI

Vous savez maintenant ce que le portail vérifie. Voici vos trois options concrètes.

Option 1 : FranceConnect+ (gratuit)

FranceConnect+ permet de signer gratuitement sur le portail. Il faut une identité numérique validée (La Poste ou France Identité).

Avantage : gratuit et instantané quand ça fonctionne.
Inconvénient : souvent bloquant (pannes, identité numérique non validée, personnes qui vivent à l’étranger). Si vous êtes bloqué, consultez notre guide de dépannage FranceConnect.

Option 2 : Certificat annuel (ex : Namirial, 59 € HT/an)

Vous achetez un certificat de signature qualifiée, environ 59 € HT par an. Vous pouvez ensuite signer autant de documents que vous voulez pendant la durée du certificat.

Avantage : idéal si vous signez régulièrement sur l’INPI (plusieurs formalités par an).
Inconvénient : il faut d’abord obtenir le certificat. Pas adapté si vous êtes pressé. Et pour un seul document, c’est cher.

Option 3 : Signature à l’acte (ex : ClairSign, dès 19,90 € TTC)

Vous déposez votre PDF, vous dessinez votre signature et vous payez. Vous saisissez ensuite le code de vérification reçu par e‑mail. Nous appliquons sur votre document une signature électronique avancée eIDAS à votre nom. Son certificat est délivré par une autorité inscrite sur la liste de confiance de l’Union européenne. Les documents signés sont acceptés par le Guichet unique.

Avantage : le plus rapide pour un besoin ponctuel : document signé en quelques minutes, sans compte, sans clé USB, sans rendez‑vous vidéo.
Inconvénient : plus cher au document si vous avez beaucoup de formalités à signer.

Pour un comparatif détaillé de toutes les solutions avec les tarifs, consultez notre guide complet signature électronique INPI.

Questions fréquentes

La signature simple est un accord basique (case cochée, scan, signature dessinée dans un PDF). La signature avancée est liée au seul signataire et protège le document contre les modifications. La signature qualifiée ajoute un certificat qualifié et un dispositif de création de signature qualifié.
Pour les modifications, cessations et dépôts, le Guichet unique demande « une signature avancée reposant sur un certificat qualifié ». En pratique, il vérifie que l’autorité de certification figure sur la liste de confiance de l’UE. Il vérifie aussi que la signature est à votre nom : un cachet d’entreprise est refusé.
Ce n’est pas une question de niveau. Dans son offre standard, DocuSign peut apposer le certificat de la plateforme, c’est-à-dire un cachet d’entreprise. Il peut aussi utiliser un certificat dont l’autorité n’est pas sur la liste de confiance de l’UE. Dans ces deux cas, le portail refuse le document.
Oui, si elle repose sur un certificat reconnu. Le certificat doit être à votre nom, et pas un cachet d’entreprise. L’autorité qui a délivré ce certificat doit figurer sur la liste de confiance de l’Union européenne.
Trois options : FranceConnect+ (gratuit, souvent bloquant), un certificat annuel comme Namirial (59 € HT par an) ou une signature à l’acte comme ClairSign (dès 19,90 € TTC, quelques minutes). Pour un besoin ponctuel, la signature à l’acte est la plus rapide.

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Cet article est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil juridique. Pour toute question concernant vos formalités INPI, consultez un professionnel du droit. Dernière mise à jour : 8 octobre 2026.
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