Cession de parts sociales INPI : procédure et signature
La cession de parts sociales se déclare sur le Guichet unique INPI. La procédure : agrément des associés (si requis) → acte de cession → enregistrement au SIE → statuts modifiés → dépôt INPI → mise à jour du Kbis.
Lire le résumé complet
Pour cette formalité de modification, le Guichet unique demande « une signature avancée reposant sur un certificat qualifié
». En pratique, il vérifie que le certificat vient d’une autorité inscrite sur la liste de confiance de l’Union européenne et que la signature est celle d’une personne physique, à votre nom. Si le portail refuse votre signature, ClairSign applique en quelques minutes une signature électronique avancée eIDAS, à votre nom, avec un certificat délivré par une autorité inscrite sur cette liste ; les documents signés sont acceptés par le Guichet unique.
Sommaire (7 parties)
Agrément des associés : quand est‑il obligatoire ?
L’agrément protège la société contre l’entrée de tiers indésirables. Sa nécessité dépend de la forme juridique et de l’identité du cessionnaire :
- « De télécharger et vérifier la synthèse PDF non modifiable »
- « De signer électroniquement la synthèse en utilisant un fournisseur de signature »
- « De réimporter la synthèse signée sur le Guichet unique »
Source : foire aux questions de l’INPI, consultée le 11 octobre 2026.
| Situation | Agrément requis ? | Texte |
|---|---|---|
| SARL — cession à un tiers non associé | Oui (obligatoire) | Art. L223‑14 C. com. |
| SARL — cession entre associés | Non (sauf clause statutaire) | Art. L223‑16 C. com. |
| SARL — cession au conjoint, ascendant, descendant | Non (sauf clause statutaire) | Art. L223‑13 C. com. |
| SARL — succession ou liquidation de communauté | Non (sauf clause d’agrément spécifique) | Art. L223‑13 C. com. |
| SAS — toute cession | Selon statuts (souvent oui) | Art. L227‑13 et suivants |
| SCI — toute cession à un tiers | Oui (obligatoire) | Art. 1861 C. civ. |
| SNC — toute cession | Oui (unanimité) | Art. L221‑13 C. com. |
Procédure complète étape par étape
Voici la chronologie réelle pour une cession de parts de SARL à un tiers (cas le plus fréquent et le plus encadré).
Étape 1 — Notifier le projet de cession à la société
Le cédant doit informer la société et chaque associé du projet par acte d’huissier ou lettre recommandée avec accusé de réception, en précisant : nom du cessionnaire, nombre de parts cédées, prix proposé. La société dispose alors d’un délai de 3 mois pour se prononcer.
Étape 2 — Obtenir l’agrément en assemblée
Les associés se prononcent à la majorité prévue par les statuts ou la loi. À défaut de réponse dans les 3 mois, l’agrément est réputé acquis. En cas de refus, la société dispose de 3 mois supplémentaires pour faire racheter les parts par un autre associé ou les annuler avec réduction de capital. Le PV d’agrément doit être conservé.
Étape 3 — Rédiger l’acte de cession
L’acte de cession peut être sous seing privé (entre les parties) ou authentique (devant notaire). Il doit indiquer : identité des parties, nombre et numéros des parts cédées, prix, modalités de paiement, garanties d’actif et de passif éventuelles, clauses de non-concurrence. Un original par partie + un original pour la société + un original pour l’enregistrement.
Étape 4 — Enregistrer l’acte au service des impôts
L’acte doit être enregistré au service des impôts des entreprises (SIE) dans le mois suivant la signature, et les droits d’enregistrement acquittés. Le SIE appose une mention d’enregistrement sur l’acte — cette mention sera vérifiée par le greffe lors du dépôt INPI.
Étape 5 — Mettre à jour les statuts
L’article des statuts qui répartit les parts entre associés doit être réécrit pour refléter la nouvelle situation. Les statuts modifiés doivent être signés.
Étape 6 — Déposer la formalité sur le Guichet unique INPI
Connectez‑vous sur procedures.inpi.fr et choisissez la formalité de modification qui correspond à votre situation. Le portail vous guide pour téléverser l’acte enregistré, les statuts modifiés, le PV d’agrément, puis signer le document de synthèse.
Étape 7 — Signer mon document de synthèse
C’est l’étape qui bloque le plus de dossiers. Le portail demande une signature électronique avancée, à votre nom, dont le certificat vient d’une autorité inscrite sur la liste de confiance de l’Union européenne. Trois options : FranceConnect+ (gratuit, si votre identité numérique est validée), un certificat installé sur clé USB, ou un service à l’acte qui applique sur votre document une signature électronique avancée à votre nom, en quelques minutes.
Documents à préparer
| Document | Obligatoire | Format |
|---|---|---|
| Acte de cession enregistré au SIE | Oui | document signé + mention SIE |
| Statuts mis à jour | Oui | document signé |
| PV d’agrément des associés | Si agrément requis | document signé |
| Notification du projet (LRAR ou huissier) | Si cession à un tiers | |
| Déclaration des bénéficiaires effectifs mise à jour | Si nouveau bénéficiaire ≥ 25% | |
| Pouvoir si vous passez par un mandataire | Si mandataire | document signé |
Quelle signature demande le portail ?
Depuis le 1er janvier 2023, les formalités d’entreprise passent par le Guichet unique INPI. Le règlement européen eIDAS (UE 910/2014) définit trois niveaux de signature électronique : simple, avancée, qualifiée
. Pour les modifications, le Guichet unique affiche : « Il s’agit d’une signature avancée reposant sur un certificat qualifié.
» Ce n’est donc pas une signature qualifiée
au sens strict qui est attendue, mais une signature avancée. En pratique, il vérifie que l’autorité qui a délivré le certificat figure sur la liste de confiance de l’Union européenne, et que la signature est celle d’une personne physique : un cachet d’entreprise est refusé. ClairSign applique une signature électronique avancée eIDAS, à votre nom, avec un certificat délivré par une autorité inscrite sur cette liste ; les documents signés sont acceptés par le Guichet unique.
Pour comprendre les trois niveaux, lisez notre guide : Différence entre signature simple, avancée et qualifiée
.
Coût et fiscalité d’une cession en 2026
- Droits d’enregistrement : 3% du prix de cession après abattement de 23 000 € (proportionnel aux parts cédées). Exemple : cession de la totalité des parts à 50 000 € → (50 000 - 23 000) × 3% = 810 €
- Frais de greffe : affichés sur le portail au moment du paiement
- Signature électronique à l’acte : dès 19,90 € TTC (tarif exact affiché avant paiement) (si vous n’avez pas FranceConnect+ ou de certificat sur clé)
- Honoraires avocat ou notaire : pour la rédaction de l’acte, variables selon la complexité
- Plus-value du cédant : imposable selon les règles des plus-values (prélèvement forfaitaire unique ou barème de l’impôt sur le revenu, sur option) : faites‑vous confirmer le taux applicable
Les montants et les taux évoluent : vérifiez‑les au moment de la cession.
Signature refusée par l’INPI ?
Recevez votre document signé avec une signature électronique avancée eIDAS, conçue pour le Guichet unique.
Signer ma cessionDès 19,90 € TTC
Blocages fréquents et solutions
Signature refusée par le portail
Cause : un scan, une signature simple, ou un outil grand public (Adobe, DocuSign…) qui appose souvent le certificat de la plateforme (un cachet d’entreprise) ou un certificat dont l’autorité n’est pas sur la liste de confiance de l’UE. Solution : signer le document de synthèse avec une signature électronique avancée à votre nom, via FranceConnect+ ou un service à l’acte.
Acte de cession non enregistré
Cause : l’acte n’a pas été présenté au service des impôts ou ne porte pas la mention d’enregistrement. Solution : faire enregistrer l’acte au SIE, acquitter les droits, et joindre la version qui porte le tampon d’enregistrement.
PV d’agrément manquant
Cause : la cession est faite à un tiers et les statuts (ou la loi pour les SARL) exigent un agrément. Solution : convoquer l’assemblée des associés, voter l’agrément, et joindre le PV au dossier.
Statuts incohérents avec l’acte de cession
Cause : le nombre de parts cédées dans l’acte ne correspond pas à la nouvelle répartition figurant dans les statuts modifiés. Solution : vérifier la cohérence parfaite entre les deux documents, refaire les statuts si nécessaire.
Bénéficiaire effectif non déclaré
Cause : la cession fait entrer une personne physique au-dessus du seuil de 25% sans mise à jour de la déclaration des bénéficiaires effectifs. Solution : compléter la déclaration sur le même dépôt INPI.
Questions fréquentes
Cession de parts bloquée par la signature ? On débloque en quelques minutes.
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Encore une question ? Combien de temps faut‑il ? , Et si mon dépôt bloque ? , Mon document n’est pas une synthèse ?
Voir aussi : la page Cession de parts. Vous y signez en quelques minutes, dès 19,90 € TTC.