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Cession de parts sociales INPI : procédure et signature

Mis à jour le 8 octobre 2026 8 min de lecture
En bref

La cession de parts sociales se déclare sur le Guichet unique INPI. La procédure : agrément des associés (si requis) → acte de cession → enregistrement au SIE → statuts modifiés → dépôt INPI → mise à jour du Kbis.

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Pour cette formalité de modification, le Guichet unique demande « une signature avancée reposant sur un certificat qualifié ». En pratique, il vérifie que le certificat vient d’une autorité inscrite sur la liste de confiance de l’Union européenne et que la signature est celle d’une personne physique, à votre nom. Si le portail refuse votre signature, ClairSign applique en quelques minutes une signature électronique avancée eIDAS, à votre nom, avec un certificat délivré par une autorité inscrite sur cette liste ; les documents signés sont acceptés par le Guichet unique.

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Sommaire (7 parties)
  1. Agrément des associés : quand est‑il obligatoire ?
  2. Procédure complète étape par étape
  3. Documents à préparer
  4. Quelle signature demande le portail ?
  5. Coût et fiscalité en 2026
  6. Blocages fréquents et solutions
  7. Questions fréquentes

Agrément des associés : quand est‑il obligatoire ?

L’agrément protège la société contre l’entrée de tiers indésirables. Sa nécessité dépend de la forme juridique et de l’identité du cessionnaire :

Ce que dit l’INPI pour une modification ou une cessation
  • « De télécharger et vérifier la synthèse PDF non modifiable »
  • « De signer électroniquement la synthèse en utilisant un fournisseur de signature »
  • « De réimporter la synthèse signée sur le Guichet unique »

Source : foire aux questions de l’INPI, consultée le 11 octobre 2026.

Situation Agrément requis ? Texte
SARL — cession à un tiers non associéOui (obligatoire)Art. L223‑14 C. com.
SARL — cession entre associésNon (sauf clause statutaire)Art. L223‑16 C. com.
SARL — cession au conjoint, ascendant, descendantNon (sauf clause statutaire)Art. L223‑13 C. com.
SARL — succession ou liquidation de communautéNon (sauf clause d’agrément spécifique)Art. L223‑13 C. com.
SAS — toute cessionSelon statuts (souvent oui)Art. L227‑13 et suivants
SCI — toute cession à un tiersOui (obligatoire)Art. 1861 C. civ.
SNC — toute cessionOui (unanimité)Art. L221‑13 C. com.

Procédure complète étape par étape

Voici la chronologie réelle pour une cession de parts de SARL à un tiers (cas le plus fréquent et le plus encadré).

Étape 1 — Notifier le projet de cession à la société

Le cédant doit informer la société et chaque associé du projet par acte d’huissier ou lettre recommandée avec accusé de réception, en précisant : nom du cessionnaire, nombre de parts cédées, prix proposé. La société dispose alors d’un délai de 3 mois pour se prononcer.

Étape 2 — Obtenir l’agrément en assemblée

Les associés se prononcent à la majorité prévue par les statuts ou la loi. À défaut de réponse dans les 3 mois, l’agrément est réputé acquis. En cas de refus, la société dispose de 3 mois supplémentaires pour faire racheter les parts par un autre associé ou les annuler avec réduction de capital. Le PV d’agrément doit être conservé.

Étape 3 — Rédiger l’acte de cession

L’acte de cession peut être sous seing privé (entre les parties) ou authentique (devant notaire). Il doit indiquer : identité des parties, nombre et numéros des parts cédées, prix, modalités de paiement, garanties d’actif et de passif éventuelles, clauses de non-concurrence. Un original par partie + un original pour la société + un original pour l’enregistrement.

Étape 4 — Enregistrer l’acte au service des impôts

L’acte doit être enregistré au service des impôts des entreprises (SIE) dans le mois suivant la signature, et les droits d’enregistrement acquittés. Le SIE appose une mention d’enregistrement sur l’acte — cette mention sera vérifiée par le greffe lors du dépôt INPI.

Étape 5 — Mettre à jour les statuts

L’article des statuts qui répartit les parts entre associés doit être réécrit pour refléter la nouvelle situation. Les statuts modifiés doivent être signés.

Étape 6 — Déposer la formalité sur le Guichet unique INPI

Connectez‑vous sur procedures.inpi.fr et choisissez la formalité de modification qui correspond à votre situation. Le portail vous guide pour téléverser l’acte enregistré, les statuts modifiés, le PV d’agrément, puis signer le document de synthèse.

Étape 7 — Signer mon document de synthèse

C’est l’étape qui bloque le plus de dossiers. Le portail demande une signature électronique avancée, à votre nom, dont le certificat vient d’une autorité inscrite sur la liste de confiance de l’Union européenne. Trois options : FranceConnect+ (gratuit, si votre identité numérique est validée), un certificat installé sur clé USB, ou un service à l’acte qui applique sur votre document une signature électronique avancée à votre nom, en quelques minutes.

Documents à préparer

Document Obligatoire Format
Acte de cession enregistré au SIEOuidocument signé + mention SIE
Statuts mis à jourOuidocument signé
PV d’agrément des associésSi agrément requisdocument signé
Notification du projet (LRAR ou huissier)Si cession à un tiersPDF
Déclaration des bénéficiaires effectifs mise à jourSi nouveau bénéficiaire ≥ 25%PDF
Pouvoir si vous passez par un mandataireSi mandatairedocument signé
Bon à savoir : si la cession fait entrer un nouveau bénéficiaire effectif (personne physique détenant plus de 25% du capital ou des droits de vote), il faut également mettre à jour la déclaration des bénéficiaires effectifs sur le même dépôt INPI. Pensez-y avant de déposer.

Quelle signature demande le portail ?

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités d’entreprise passent par le Guichet unique INPI. Le règlement européen eIDAS (UE 910/2014) définit trois niveaux de signature électronique : simple, avancée, qualifiée. Pour les modifications, le Guichet unique affiche : « Il s’agit d’une signature avancée reposant sur un certificat qualifié. » Ce n’est donc pas une signature qualifiée au sens strict qui est attendue, mais une signature avancée. En pratique, il vérifie que l’autorité qui a délivré le certificat figure sur la liste de confiance de l’Union européenne, et que la signature est celle d’une personne physique : un cachet d’entreprise est refusé. ClairSign applique une signature électronique avancée eIDAS, à votre nom, avec un certificat délivré par une autorité inscrite sur cette liste ; les documents signés sont acceptés par le Guichet unique.

Pour comprendre les trois niveaux, lisez notre guide : Différence entre signature simple, avancée et qualifiée.

Coût et fiscalité d’une cession en 2026

Les montants et les taux évoluent : vérifiez‑les au moment de la cession.

Signature refusée par l’INPI ?

Recevez votre document signé avec une signature électronique avancée eIDAS, conçue pour le Guichet unique.

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Blocages fréquents et solutions

Signature refusée par le portail

Cause : un scan, une signature simple, ou un outil grand public (Adobe, DocuSign…) qui appose souvent le certificat de la plateforme (un cachet d’entreprise) ou un certificat dont l’autorité n’est pas sur la liste de confiance de l’UE. Solution : signer le document de synthèse avec une signature électronique avancée à votre nom, via FranceConnect+ ou un service à l’acte.

Acte de cession non enregistré

Cause : l’acte n’a pas été présenté au service des impôts ou ne porte pas la mention d’enregistrement. Solution : faire enregistrer l’acte au SIE, acquitter les droits, et joindre la version qui porte le tampon d’enregistrement.

PV d’agrément manquant

Cause : la cession est faite à un tiers et les statuts (ou la loi pour les SARL) exigent un agrément. Solution : convoquer l’assemblée des associés, voter l’agrément, et joindre le PV au dossier.

Statuts incohérents avec l’acte de cession

Cause : le nombre de parts cédées dans l’acte ne correspond pas à la nouvelle répartition figurant dans les statuts modifiés. Solution : vérifier la cohérence parfaite entre les deux documents, refaire les statuts si nécessaire.

Bénéficiaire effectif non déclaré

Cause : la cession fait entrer une personne physique au-dessus du seuil de 25% sans mise à jour de la déclaration des bénéficiaires effectifs. Solution : compléter la déclaration sur le même dépôt INPI.

Questions fréquentes

Vous devez : (1) obtenir l’agrément des associés si requis par les statuts ou la loi, (2) rédiger l’acte de cession et l’enregistrer auprès du service des impôts (SIE) sous un mois pour acquitter les droits d’enregistrement, (3) mettre à jour les statuts pour refléter la nouvelle répartition des parts, (4) déposer la formalité sur le Guichet unique INPI avec acte de cession enregistré, statuts modifiés et PV d’agrément si nécessaire, (5) signer le document de synthèse avec une signature électronique avancée à votre nom, dont le certificat vient d’une autorité inscrite sur la liste de confiance de l’Union européenne.
L’acte de cession doit être enregistré au service des impôts dans le mois suivant la signature. La déclaration au Guichet unique INPI doit également être faite dans le mois suivant la cession. La cession n’est opposable à la société qu’après dépôt d’un original de l’acte au siège ou signification par huissier, et opposable aux tiers qu’après publicité au RCS.
Trois causes fréquentes : (1) la signature du document de synthèse ne convient pas au portail (scan, signature simple, ou outil grand public qui appose souvent un cachet d’entreprise ou un certificat dont l’autorité n’est pas sur la liste de confiance de l’UE), (2) l’acte de cession n’a pas été enregistré au SIE (mention d’enregistrement manquante), (3) le PV d’agrément des associés est manquant alors que les statuts l’exigent. Pour la cause n°1, la solution est de signer le document de synthèse avec une signature électronique avancée à votre nom, via FranceConnect+ ou un service à l’acte.
Pour une SARL, l’agrément est obligatoire pour toute cession à un tiers non associé (article L223‑14 du Code de commerce). Il faut une décision prise à la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts (sauf clause statutaire plus exigeante). Les cessions entre associés, entre conjoints ou aux héritiers sont libres, sauf clause contraire des statuts. Pour une SAS, les statuts définissent librement la règle (souvent agrément exigé).
Comptez : droits d’enregistrement de 3 % du prix de cession après un abattement de 23 000 € (proportionnel aux parts cédées), frais de greffe, éventuels honoraires d’avocat ou de notaire pour l’acte, et une signature électronique à l’acte si nécessaire (dès 19,90 € TTC avec ClairSign). Exemple pour une cession de la totalité des parts à 50 000 € : (50 000 - 23 000) × 3 % = 810 € de droits, plus frais de greffe et acte.

Cession de parts bloquée par la signature ? On débloque en quelques minutes.

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Cet article est fourni à titre informatif. Les montants, délais, procédures et règles fiscales peuvent évoluer. Pour toute question juridique ou fiscale précise, consultez un avocat, un notaire ou un expert-comptable. Dernière mise à jour : 8 octobre 2026.
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Encore une question ? Combien de temps faut‑il ? , Et si mon dépôt bloque ? , Mon document n’est pas une synthèse ?

Voir aussi : la page Cession de parts. Vous y signez en quelques minutes, dès 19,90 € TTC.